Nourrir les oiseaux sauvage 1/4: introduction et pourquoi faire

⠀ Il y a pas loin d’un an, j’ai posté un dossier en 4 parties sur le nourrissage des oiseaux. A l’époque quand j’ai commencé à mettre en ligne ce dossier, je ne connaissais même pas la nocivité des produits à base de graisse. Je ne savais pas que la réglementation sur la composition des sacs de graines ou des autres produits était si peu contrôlée voire inexistante. Et je croyais naïvement que les associations de protection de la nature les plus reconnues seraient les premières à faire plus la lumière sur les dysfonctionnements dans le marché de l’alimentation des oiseaux sauvages et seraient plus attentives aux possible conséquences sanitaires et biologique de ces aliments à la qualité variable.

⠀ Bref, du coup j’avais ironiquement utilisé une photo d’une mésange bleue se nourrissant d’un pain de graisse à base de graines! J’ai donc refait le visuel de cette publication là (mais pas ceux des stories correspondantes car clairement, c’est beaucoup de boulot).

⠀ Comment se découpe le dossier:

⠀ ◽️ 4 publications (toutes sont des albums dont il faut faire tourner les pages). Le texte de la publication se poursuit en plusieurs parties en commentaire, sous chaque publication – sauf celle-ci).
⠀◽️ plusieurs pages de stories complètent chaque publication. Elles sont dans la « Une » sous le titre Nourrir les oiseaux sauvages où vous retrouverez aussi les raccourcis vers les publications. Note blog: les stories, les publications et le texte sous publication du compte Instagram paraissent toutes dans un seul et même article ici pour plus de praticité.

POURQUOI NOURRIR LES OISEAUX SAUVAGES?

Les faits

Les populations d’oiseaux sédentaires sont renforcées par des oiseaux migrateurs, prenant la place d’autres migrateurs partis hiverner plus au Sud.

Par exemple: vos rougegorges habituels vont être tout ou en partie remplacés par d’autres rougegorges pendant l’hiver (hé non! Ce ne sont pas les mêmes bien souvent! 😜)

Les jours raccourcissent, les nuits s’allongent. Ça veut dire:

  • moins de temps pour trouver de la nourriture
  • une météo moins favorable (baisse des températures, gel, neige)
  • moins de ressources alimentaires disponibles (végétation en dormance, moins d’insectes)
  • il faut plus d’énergie et donc plus de nourriture pour se déplacer et lutter contre la chute du poids après chaque nuit passée dans le froid (certains oiseaux perdent 10% de leur poids la nuit) car moins de graisse et de poids = moindre résistance au froid / aux maladies

Une raréfaction globale des ressources

Au-delà d’un manque de nourriture saisonnier tout à fait normal, d’autres problèmes viennent s’ajouter:

  • un modèle agricole inadapté (usage massif de pesticides, disparitions de bandes herbeuses entre les rangs dans les vergers, arrachage des haies) mais aussi l’emploi encore trop important de produits phytosanitaires chez les particuliers
  • un « nettoyage » systématique des bords des infrastructures routières, chemins, espaces verts et jardins
  • des parcs et jardins inadaptés aux oiseaux (et à la faune sauvage en général): espèces exotiques ou stériles, diversité faible (murs végétaux comme haies de thuyas, gazon anglais…)
  • Météo et changement climatique influant sur la floraison, la fructification des végétaux et le développement des insectes

Quelques aspects positifs au nourrissage:

  • source d’alimentation très énergétique régulière, d’accès rapide et simple à mémoriser car sur un site fixe = moins d’énergie à dépenser pour trouver de la nourriture
  • stabilisation / augmentation des populations sédentaires et migratrices, énergie pour les oiseaux en arrêt migratoire
  • moins de compétition avec les espèces ne venant pas aux mangeoires: peu d’espèces d’oiseaux en vérité viennent aux mangeoires sur les quelques centaines que compte la France. Si toutes utilisaient une même ressource très limitée, la compétition serait catastrophique (c’est déjà en parti le cas, y compris aux mangeoires). Les mangeoires constituent des sites de nourrissage alternatifs pour les oiseaux craignant moins l’Humain
  • à +/- long terme: attrait de nouvelles espèces avec augmentation de la diversité par rapport aux 1ère années de distribution de nourriture (études réalisées en Grande-Bretagne), en parallèle à l’amélioration de l’habitat; fixation de nouvelles populations (fauvette à tête noire en Grande Bretagne); augmentation des populations en milieu urbain et périurbain.

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